Contraires

Tu regardes devant
Tes peurs et tes chimères
Tu n’es que cet enfant
Qui marche à vent contraire

Car depuis les Prémices
Tu attends le signal
Feu vert pour précipice
Destin subliminal
Tu as toujours rêvé
D’affronter tes démons
D’aller enfin percer
Les murs de ta raison
Céder ton âme au Diable
Lui confier ton esprit
C’est un guide valable
Pour arpenter la nuit
Quelqu’en soient les rouages
Tu deviendras celui
Qui dans ton sarcophage
Patiente et se languit

Tu regardes devant
Tes peurs et tes chimères
Tu grandis lentement
Toujours à vent contraire

Quand la folie te guette
Quand le froid te saisit
Tu admets ta défaite
De ton regard meurtri
Tu rejoins ta carcasse
Pour aller la traîner
Dans une autre crevasse
Un gouffre ou un fossé
Les moments de répit
Viennent tel un venin
Provoquer ta furie
Et en rompre les freins
Vivre sans retenue
Ouvrir ton cœur au monde
Te voilà bien perdu
Sur cette mappemonde.

Tu regardes devant
Tes peurs et tes chimères
Tu restes patiemment
Debout à vent contraire

Seul devant ton miroir
Tu attends de nouveau
L’instant où l’éclair noir
Percera ton caveau
Tu peuples ta démence
D’innombrables voyages
Empales ta conscience
En guise de forage
Le vice est ta vertu
Tu l’as vite compris
Combien de temps crois-tu
Pouvoir tenir ainsi ?
Mais quelque soit ta rage
Tu es devenu celui
Qui dans ton sarcophage
S’éveille et se réjouit.

Tu regardes devant
Tes peurs et tes chimères
Tu es seul maintenant
L’âme et le coeur ouverts
Tu contemples le vent
De ton nouvel hiver
Tu souris doucement
Maudit par cet envers.
Tu souris vivement
Vérolé par ces vers.

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