Soumission. Affliction. Quelques appels profonds,
Des gestes d’imploration vers la béatitude,
On profite on se pli, on coule tout au fond,
Sans jamais réagir, avec pour seule amie,
La solitude,
et dans le cœur un hameçon,
Tout s’éloigne très vite, la sensibilité,
Les cordes qui liaient nos âmes à nos vies
Et les petits détails de nos identités,
Regagnent les sous sols de nos rêves brisés.
Atteindre le sommet et se laisser tomber
Le vent transpercera nos regards fabuleux,
Ô, barbarie, tu viens nous prendre, ô, cruauté,
Tout ce sang écoulé, j’insiste, je veux fuir,
Moi l’audacieux,
j’assiste en cette fin d’année,
A la chute endiablée de nos défunts espoirs,
Et sur un grand bûcher – dressé pour en finir –
On a placé nos joies, nos rires, nos mémoires,
Nos souvenirs d’enfants et nos rêves si noirs.
Je viendrai échouer sur la plage des morts,
Où se sont entassés les rêveurs, les infâmes,
Les murs de ma bouteille,
les échos de mon âme,
Tout autant de reflets qui font du décor,
L’ennemi du sommeil.
Et j’irai m’élancer,
Du rocher des remords, destination danger,
Recoller des lambeaux de soleil sur ma peau,
Et puis descendre au fond, le désir retrouvé,
Au fond du gouffre obscur pour trouver du nouveau.
L’horizon se répand sur les bords de ma sphère,
Et jusque dans ma tête, on entend les sanglots,
Et jusque dans mes yeux, on distingue la guerre,
Le pas des chars d’assaut, les corps gisant des lâches,
Le sang qui coule à flot,
et lorsque mes paupières,
Se referment enfin, nous enterrons la hache.
Quelque soit l’objectif, enfer ou ciel, qu’importe !
Je saute face au vent, sans doute ni prière,
Connaître l’inconnu, ouvrir toutes les portes.