Océane

Océane ô, chère Océane,
Je t’ai cherchée durant la nuit,
Et j’ai frotté mon pauvre crâne,
Sur les parois de tes longs cris.

Océane ô, ma fugitive,
J’ai écumé tous les pays,
Pour finir là, entre deux rives,
A me ronger l’âme, noircie.

Océane ô, douce Océane,
Aussi haut que j’ai pu monter,
Je t’ai pistée, ma courtisane,
J’étais guidé par ta clarté.

Océane ou le souvenir,
D’une pensée trop idyllique,
D’un rêve qui n’ose aboutir,
D’une rumeur mélancolique.

Océane et ton atmosphère,
Lyrique et puis, tous ces gens ivres,
Qui t’ont clamée sur notre sphère,
Et réclamé le droit de vivre.

Océane où t’éloignes-tu ?
Pourquoi fuis-tu mon épopée ?
Et tu repars chez tes pendus,
A qui tu vends tes yeux figés.

Océane oui, tu te cachais,
Dans cet endroit sentant la mort,
Mais aujourd’hui, enfin je sais,
Océane ô, je cherche encore.

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